Osez et revendiquez la langue française !
Abdou Diouf, Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie

P A N  !    Ah, la, la, la, la, la, la !  L'Alliance Champlain administre un  coup d'ombrelle à ... 

Notre anti-palmarès
Nous n'en sommes plus à promouvoir notre langue, il faut la défendre.

     

Claude Gruaz,
linguiste, anciennement chargé du seul laboratoire de recherche du CNRS consacré à l'orthographe en France.

Aéroports de Lyon

École polytechnique française

M. Xavier Darcos
Ministre de l'Enseignement


Mme Valérie PÉCRESSE
Ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur

 

Philippe Douste-Blazy
ancien ministre, conseiller du Président de la République

Mme Christine Lagarde
Ministre de l'Économie et des finances

 

L'Université Paris I-Sorbonne

Échantillon d'entreprises européennes ayant choisi l'anglais comme langue de travail au mépris des lois de leur pays

MM. Claude Thélot et Jean-Pierre Raffarin
 

M. Jean-Claude Trichet

M. Dominique de VILLEPIN

M. le promoteur du futur complexe commercial situé à l'entrée de Nouméa La gent scientifique du CNRS 


L'Union Européenne,
vous voudrez bien nous excuser du peu !


Nota : la rubrique "Coup d'ombrelle", un temps abondante, avait été purgée, ce qui ne signifiait pas que l'Alliance Champlain amnistiait les fossoyeurs de la langue française. Mais nous préférions libérer de l'espace, pour au contraire, louer les ambassadeurs de notre culture à qui nous tirons notre chapeau. 
Toutefois, l'actualité se faisant pressante qui chaque jour nous livre, plus nombreux,  les noms des pourfendeurs et autres défaitistes de notre langue, nous abondons derechef notre liste de "Coups d'ombrelle". Et nous constatons que les Français ne sont pas les seuls malmenés par les tenants du tout anglais. Le phénomène se répand dans toute l'Union Européenne d'où le concert de protestations qui se lève peu à peu dans les rangs des pays adhérents.
C'est pourquoi nous croyons voir poindre une lueur d'espoir dans le soudain afflux d'articles de presse traitant, sinon les dénonçant, ces abus de langage, si  l'on ose dire...

 CLAUDE GRUAZ, linguiste, ancien chercheur au CNRS

Dans son n° 1929 du 3 septembre 2009, l'hebdomadaire Le Point, consacre un article à la Réforme de l'orthographe, prônée par Claude Gruaz, qui dirige une oeuvre collective recueillant l'aval de la Section française de l'Observatoire francophone du français contemporain.  Il s'agirait, affirme le chercheur,  "d'une simple étude pour une rationalisation de l'orthographe, non une proposition de réforme".
Voire ! Des mots tels que "bonne, bonnement, boniche" deviendraient "bone, bonement, boniche". Et ainsi de suite. On apprend à la lecture de l'article que le chercheur n'est nullement animé d'un esprit polémique mais qu'il ne fait que proposer "une stratégie mêlant l'audace, la rigueur et la prudence" avec le noble objectif de "sauver l'orthographe" ! Plus d'une douzaine de fascicules suivraient les deux premiers déjà parus.
Ainsi, pour sauver l'orthographe du français, il faudrait la simplifier c'est à dire l'élaguer au risque d'une défiguration qui pourrait bien lui être fatale d'autant qu'elle s'affranchirait de l'étymologie  des mots. C'est un peu comme si on décidait de reconstruire le Palais de Versailles sur le modèle d'une barre d'immeubles dans le 9-3, en somme. En fait, il s'agirait de tout écrire comme cela se prononce, et  "cette réforme s'adressant à tous les écrivants, ce sont donc eux qui doivent avoir le dernier mot".
On se demande bien ce que signifie une audace consistant à aligner l'écriture de la langue française au niveau des cancres. Et si la solution à la mauvaise ortografe des "écrivants" consistait tout simplement à reprendre le bon b-a-ba de la méthode syllabique et de réinstaurer, dès le cours élémentaire, l'apprentissage de la conjugaison des verbes ainsi que la pratique des analyses grammaticales et logiques ? Sans oublier la lecture...

 

AÉROPORTS DE LYON contre LYON AIRPORTS, la bataille continue !

Tous les ardents défenseurs de la langue française dont l'Alliance Champlain, avaient été informés de la décision très ferme de M. le préfet de Région, Jacques Gérault, de refuser la nouvelle appellation des Aéroports de Lyon qui, sans son intervention serait devenue Lyon Airports. Nous croyions l'affaire définitivement réglée. Or, il n'en est rien puisque, insidieusement, en dépit de la décision administrative qui s'impose à l'établissement public, les responsables de la communication des Aéroports de Lyon continuent leur travail de sape en introduisant l'anglais dans presque tous leurs supports de communication, ainsi qu'une enquête menée sur les sites en ligne de l'entreprise le démontre.

Dixit, M. Albert Salon, ancien ambassadeur et président de l'association Avenir de la Langue française, "cette victoire n’est cependant que très partielle, comme le prouvent (certains) documents,  « Lyon Airports » n’a pas encore disparu des sites. Et, surtout, il ne s’agit que de la partie émergée d’un iceberg constitué par tout un plan d’anglo-américanisation de la communication internationale et interne proposé, à grands frais pour le contribuable, par la société (NdR : de communication missionnée par l'entreprise) « Brainstorming » et adopté par le directoire d’ « Aéroports de Lyon » sans en référer à son conseil de surveillance compétent pour les décisions importantes et où les représentants des pouvoirs publics siègent. "

Et M. Salon, de poursuivre : Arrogants, exaspérés par l’apparence de leur échec en ce qui concerne la partie émergée de l’iceberg, nos puissants

adversaires semblent bien être déterminés à « sauver » le plus grand nombre possible d'éléments de leur funeste entreprise. Il appartient donc à tous ceux qui s’y opposent d’y faire échec par de multiples canaux distincts, et de tout mettre en œuvre pour obtenir l'éradication intégrale - si possible définitive - du plan « Lyon Airports ».  Tous y sont invités.

L'Alliance Champlain, pour sa part, avait informé les lecteurs de son bulletin trimestriel, Les Échos francophones des Mers du Sud, édition de mars 2009, espérant que la réaction du Président de Région avait stoppé la tentative d'anglicisation de Aéroports de Lyon. Extraits : "D’ailleurs, on découvre avec effarement dans la presse lyonnaise que les jeunes publicistes de l’agence en question concoctaient un « consumer mag » où ils auraient vanté un « low stress airport », qu’ils envisageaient de développer des « process » et qu’ils avaient déposé la marque « Envisionning ». On pourrait rire de bon cœur du ridicule dont se couvre « Brainstorming » si l’exemple ne venait des plus hauts responsables de l’éducation et de la formation de la jeunesse, titulaires pour 2008 du trophée « La Carpette anglaise » (voir notre édition de décembre 2008) lesquels promeuvent ouvertement l’abandon du français au profit de l’anglais, dans les relations internationales et la recherche. On peut ajouter enfin, que le préfet Gérault qui, au fond ne fait qu’exercer ses compétences de contrôle de la légalité des décisions administratives — en l’occurrence le respect de l’article 2 de la Constitution et de la loi 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française dite loi Toubon — ne manque ni d’à propos ni sans doute d’humour, en ce qu’il a émis sa lettre de rejet de la décision des Aéroports de Lyon,  le 20 mars 2009, date de la journée internationale de la Francophonie ! 

Il est bien évident que, vu la tournure des choses, l'Alliance Champlain se joint à l'ensemble des personnalités, associations de défense et promotion de la langue française, et autres syndicats désirant continuer à travailler en français dans leur pays, afin que cessent ce désordre et cette provocation d'un très grand établissement public français et qu'enfin, de manière plus générale, la France réagisse avant que d'être submergée par l'anglicisation rampante et même prônée par ses élites (voir ci-dessous).

 

Plusieurs élèves de l'École polytechnique française

 

Les élèves de la prestigieuse grande école française fondée en 1794 par le Comité de Salut Public, sur l'instigation de grands savants comme le géomètre Monge et le chimiste Fourcroy, méritent bien de se faire taper sur les doigts par l'Alliance Champlain pour avoir, en mai dernier, lors de la récente finale des Grandes Écoles de l'émission "Questions pour un champion", déployé une banderole sur laquelle était inscrit en anglais, excusez du peu : "We are the ones". Outre que la phrase n'est pas correcte et qu'il eût fallu écrire "We are the best", et qu'elle se distingue par son insupportable fatuité, nos brillants potaches se sont permis d'insulter la langue de leur pays, la langue dans laquelle ils reçoivent l'un des meilleurs enseignements au monde. Honte à eux. D'ailleurs, ils se sont fait battre à plates coutures par Les Ponts et chaussées, autre grande école créée par Louis XIV en 1747.

 

M. Xavier DARCOS, Ministre de l'Enseignement

 

Mme Valérie PÉCRESSE, Ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur

 

Notre jeune et brillante ministre de l'Université dont certains membres de l'Alliance Champlain partagent les visions pour la promotion de la Recherche française et son rayonnement international en a refroidi plus d'un en déclarant :  « que le français est une langue en déclin et qu’il faut briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l’enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres ». Mme Pécresse mérite infiniment le Prix 2008 de la Carpette Anglaise qu'elle partage, excusez du peu ,avec M. Xavier Darcos, Ministre de l'Enseignement et quelques prestigieuses écoles françaises telles L’École des Hautes Études en Santé Publique, qui a ouvert à Paris en septembre 2008 un «  Master » interdisciplinaire en santé publique dispensé en langue anglaise.

 

 

M. Philippe Douste-Blazy,

ancien ministre de la culture que nous citons en tête de notre rubrique "semaine de la langue française"
 

Nous apprenons de source sûre (soit Le Point du 29 novembre 2007) que M. le conseiller du Président de la République a programmé la sonnerie de son portable avec un titre qui en dit long sur son attachement à notre langue : "Relax, relax, take it easy". Nous avons un peu de mal à prendre cela du bon côté.

 

 

Mme Christine Lagarde, Ministre de l'Économie et des Finances
 

Mme Lagarde, qui comme chacun sait a introduit la langue anglaise au coeur de Bercy en communicant dans cette langue avec ses collaborateurs, a reçu à juste titre le prix 2007 de la Carpette Anglaise en compagnie de la Police de Genève, auteure d'une publicité la concernant rédigée en langue d'Albion.

 

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Université PARIS I-SORBONNE
 

Le magazine Challenges n°93- septembre 2007 nous apprend que le président de l'Université Paris I-Sorbonne a déposé auprès de l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) la marque "Sorbonne Business School". Si l'idée, afin de leur conférer une meilleure visibilité à l'international, d'ériger en nom de marque nos meilleures universités est en soi excellente, le choix de cette appellation anglophone est tout à fait désastreux. L'abandon de notre langue est confirmé une fois encore. 

 

Échantillon d'entreprises européennes ayant choisi l'anglais comme langue de travail au mépris des lois de leur pays
Le Parisien, 23 octobre 2004
 

Voici un échantillon d'entreprises où l'anglais est devenu la langue officielle : Les fusionnées : Usinor devenue Arcelor, avec le luxembourgeois Arbed et l'espagnol Aceralia ; l'agrochimiste Rhône-Poulenc-Bayer Cropscience, et le pharmacien Aventis-Synthélabo, deux grands groupes européens peuplés d'Allemands et de Français... obligés de travailler en anglais. Ou encore Altadis, ex-Seita, fusionnée avec l'espagnole Tabacalera, où l'on a choisi l'english speaking, au lieu d'apprendre le français ou l'espagnol aux uns et aux autres.
 

Chez Renault-Nissan, tous les cadres de l'entreprise sont soumis au Test of english for international communication (TOEIC) où ils doivent obtenir 700 points sur 990. Mais il y a aussi des entreprises franco-françaises soumises au « franglish » obligatoire : Danone, Thomson, Alcatel, et des compagnies d'assurances comme les AGF et Axa.  Le Parisien, samedi 23 octobre 2004

 

Dernière nouvelle, Le Point... : ....

Commentaire de l'Alliance Champlain : Venant d'une entreprise américaine, même implantée en France, passe encore le choix de la langue de Shakespeare, mais l'abandon de leur langue nationale par des entreprises françaises, espagnoles, italiennes, est proprement affligeant. Qui a dit que "renier sa langue, c'est un peu renier son âme ?".

Nota : MM. Thélot et Trichet se sont partagé le prix de la Carpette anglaise 2004, décerné le 24 novembre par la très sérieuse Académie de la Carpette Anglaise, présidée par M. Philippe de Saint Robert et qui compte parmi ses membres Angélo Rinaldi de l'Académie française, Christine Clerc, journaliste au Figaro,  Claude Duneton, auteur de "La puce à l'oreille" pour ne citer que ces noms prestigieux de la littérature et du journalisme français contemporains.

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M. Claude Thélot, auteur du rapport du même nom sur l'Avenir de l'École
et M. Jean-Pierre Raffarin, premier ministre de la France

M. Thélot, dans un rapport qui irrite beaucoup les défenseurs de la langue française, préconise d'instaurer l'anglais à l'école, en langue obligatoire, dès le cours élémentaire 2ème année. L'idée aurait la faveur de notre premier ministre en personne. La raison avancée est que les jeunes français sont nuls en langues étrangères. Or donc, privilégions...  l'anglais dès l'école primaire ! au détriment des autres langues européennes.

MM. Thélot et Raffarin paraissent quelque peu en décalage avec le discours d'Hanoï du Président de la République qui a toujours défendu " la diversité culturelle et la richesse des langues" et qui y  déclarait : "
"Rien ne serait pire pour l'humanité que de progresser vers une situation où l'on ne parlerait qu'une seule langue", a déclaré le chef de l'Etat.
 

M. Jean-Claude Trichet, président français de la Banque centrale européenne (juin 2004)

M. Trichet a choisi de s'exprimer en anglais à la tribune du Conseil de l'Europe, à Strasbourg, le 21 juin dernier, lors de son discours sur "L'euro et la grande Europe", au motif que la langue de travail de son organisation est l'anglais.

Les élus français de l'assemblée parlementaire ont quitté l'hémicycle après avoir vigoureusement manifesté leur désapprobation. Dans un communiqué, la délégation française a dénoncé "les errements" linguistiques du président de la BCE :

"La délégation tient à rappeler que le français est l'une des deux langues officielles du Conseil de l'Europe et elle attend des Français nommés dans des instance européennes" qu'ils s'expriment en français chaque fois que l'occasion leur en est donnée."

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M. Dominique de VILLEPIN,  ministre des Affaires étrangères et... de la Francophonie ! (octobre 2003)

Mais oui... L'Alliance Champlain n'en croyait pas ses yeux en découvrant qu'à Téhéran, en octobre 2003, M. de Villepin, s'est exprimé en anglais alors que le français est à égalité avec l'anglais, langue de travail à l'ONU et que lors de chaque sommet de la Francophonie, chacun s'accorde à exiger le respect plein et entier de notre langue dans les instances internationales.

Franchement, M. le ministre, même si la diplomatie a ses raisons qui peuvent échapper au commun des mortels, nous en convenons, nous ne comprenons pas cette attitude de la part du représentant français de la Francophonie ! De plus, il nous semble nous souvenir que le français fut autrefois la langue par excellence de la diplomatie. 

Nous avions été quelques uns à l'Alliance Champlain à qui il n'avait pas échappé que les affaires de la Francophonie avaient été transférées, lors de la formation du gouvernement de M. Raffarin,  du portefeuille de la Culture vers celui des Affaires étrangères, donc de la diplomatie. Nous y avions vu un signe très fort, confirmé par la circulaire Raffarin du 14 février 2003, de la volonté gouvernementale de redonner le français la place qui lui revient dans les instances internationales.

Depuis le 22 octobre, notre perplexité est donc très vive ! 

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La gent scientifique du CNRS 
(février  2003 et juillet 2007)

qui a organisé les 7 et 8 février 2003 un colloque intitulé "Space in languages" dans les locaux de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm à Paris. "L'Espace des langues" doit sembler un titre trop peu savant à ces doctes chercheurs de cette estimée institution française.  Mais, dans quelle langue pensez-vous qu'ils ont fait passer les résultats de leurs recherches ? En anglais, Oui vous lisez bien. 
Trop, c'en était trop !
Aussi ont-ils été dûment tancés par un petit groupe résolu de défenseurs de la langue française, emmenés par Marceau Deschamps, légitimement courroucés de l'outrecuidance de ces intellectuels (fonctionnaires français !) du CNRS, et ce qui est pire, de leur inconscience coupable, on allait dire de leur sottise.

L'Alliance Champlain signale, pour sa part, un colloque sur "Les langues océaniennes"  animé par un groupe de chercheurs du CNRS, en coopération avec l'IRD et l'Université de Nouvelle-Calédonie, qui s'est tenu début juillet 2007 à Nouméa, Nouvelle-Calédonie soit en terre de francophonie, pratiquement tout en anglais, nos chers chercheurs s'exprimant dans cette langue devant les étudiants et le public calédoniens. La responsable de la délégation du CNRS, chercheuse en linguistique, a avoué n'avoir pas songé à préparer de supports et/ou de résumés en français, ce type de colloque se tenant habituellement dans un environnement exclusivement anglophone, la dame ayant d'ailleurs pris de très haut les remarques qui lui ont été faites à ce sujet par plusieurs auditeurs ! "L'anglais est la langue internationale !" s'est vue rétorquer, interloquée, la secrétaire générale de l'Alliance Champlain qui, courtoisement, avait fait part de son étonnement. Il est certain qu'avec de tels intellectuels français, notre langue ainsi que la Francophonie n'ont besoin pas d'ennemis !

 

M. le promoteur du complexe commercial situé à l'entrée de Nouméa (septembre 2003)

qui n'a pas trouvé mieux comme appellation de ce lieu d'échanges économiques que "Usine Center" qui outre sa consonance anglophone manque pour le moins d'attrait, même si la proximité de l'usine de nickel pouvait le justifier. L'Alliance Champlain a donc fait des contre-propositions au promoteur mais aussi à M. le Maire de la Ville de Nouméa ainsi qu'à M. le directeur de l'Office du Tourisme, lesquels non seulement les approuvent mais renchérissent en apportant eux-mêmes leurs propres suggestions.

"Centre commercial Berthelot" (du nom du rond point voisin), "Carrefour de l'Anse du Tir" (en référence au quartier dit de la "Vallée du Tir" chère à M. le Maire) ou encore "Espaces Doniambo" en référence au site d'implantation de l'usine précitée, telles sont les idées qui circulent. L'Alliance Champlain attend avec intérêt les suites données à sa réaction, étant bien évident, au demeurant, que son propos n'est pas de critiquer les initiatives économiques des décideurs, dont bénéficient la Nouvelle-Calédonie.

 

L'Union Européenne, vous voudrez bien nous excuser du peu !

Voilà longtemps que nous aurions dû penser à asséner ce grand coup d'ombrelle à l'instance européenne dont il est bien connu qu'elle fait souvent fi de la langue de travail  on ne peut plus officielle qu'est le français au bénéfice de l'anglais, au motif que les coûts de traduction sont trop élevés. Gageons que nos technocrates lui ont bien tendu la perche, tous férus de langue de Shakespeare qu'ils croient être.

 

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Les raisons de notre courroux

L'Alliance Champlain, aux côtés de nombreuses associations dont Avenir de la langue française, Défense de la langue française, le Droit de Comprendre, notamment, fustige dans la présente rubrique les nombreuses reculades de notre langue dans les organismes internationaux comme le Comité international olympique, l'Union Européenne, jusque dans nos institutions nationales les plus prestigieuses comme le Collège de France, la Sorbonne et dans nos entreprises nationales telles Alcatel.

La grande presse nous apprend - en entrefilet, bien sûr -  que les techniciens français d'Airbus vont devoir apprendre l'anglais alors que la conception et la réalisation du splendide aéronef doivent beaucoup, sinon le plus, à l'ingénierie aérospatiale française. De la bouche même de chercheurs du CNRS, il nous a été asséné que "l'anglais, c'est la langue internationale !. Si ce n'est pas écrit en anglais, cela ne vaut pas la peine d'être lu !"

Il est un fait que les coups les plus bas portés à notre langue viennent des élites françaises. Et le discours de Caen prononcé par le candidat Sarkozy en mars 2006, pourrait bien n'être qu'un leurre sous sa présidence, puisque dans une petite phrase qui n'a pas échappé à notre lecture, il y déclare : "Je veillerai à ce que dans les entreprises installées sur le territoire français, la langue de travail soit le Français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue."

C'est dire la consternation profonde de l'association et avec elle de tout celles et ceux attachés à notre langue, devant ce qui pourrait bien s'avérer être un désastre irréversible. Le français perd sans cesse du terrain et il deviendra de plus en difficile de contrer l'avancée du rouleau compresseur anglophone dans la mesure où les pouvoirs publics ne nous y aident pas vraiment. À commencer  par notre parlement qui, comme un seul homme, a ratifié le protocole de Londres sur les brevets européens. Quant à Mme Christine Lagarde, notre ministre de l'Économie, elle correspond par courriel avec ses équipes en ... anglais ! Pour sa part, M. Darcos, notre ministre de l'Enseignement prône le bilinguisme dès l'école primaire. Et lorsque l'on dit bilinguisme, il ne faut pas être grand clerc pour deviner quelle langue sera favorisée...

La présente rubrique qui ne se voulait pas polémique a priori, avait été placée sous le signe de l'humour. Nous avons décidé de modifier cette approche. Car nous ne pouvons plus admettre que la langue française, l'un des fleurons linguistiques de l'Occident, puisse être sans cesse bafouée, ignorée, voire méprisée. Nous allons devoir réagir fermement. Tel pourrait être le nouveau mot d'ordre de l'association.