Osez et revendiquez la langue française !
P
A N !
Notre
anti-palmarès
CLAUDE GRUAZ, linguiste, ancien chercheur au CNRS Dans
son n° 1929 du 3 septembre 2009, l'hebdomadaire Le Point, consacre un
article à la Réforme de l'orthographe, prônée par Claude Gruaz,
qui dirige une oeuvre collective recueillant l'aval de la Section
française de l'Observatoire francophone du français contemporain.
Il s'agirait, affirme le chercheur, "d'une simple étude
pour une rationalisation de l'orthographe, non une proposition de
réforme". AÉROPORTS DE LYON contre LYON AIRPORTS, la bataille continue ! Tous les ardents défenseurs
de la langue française dont l'Alliance Champlain, avaient été informés
de la décision très ferme de M. le préfet de Région, Jacques Gérault, de refuser la nouvelle appellation des Aéroports de
Lyon qui, sans son intervention serait devenue Lyon Airports.
Nous croyions l'affaire définitivement réglée. Or, il n'en est rien
puisque, insidieusement, en dépit de la décision administrative qui
s'impose à l'établissement public, les responsables de la
communication des Aéroports de Lyon continuent leur travail de sape en
introduisant l'anglais dans presque tous leurs supports de
communication, ainsi qu'une enquête menée sur les sites en ligne de
l'entreprise le démontre. Et M. Salon, de poursuivre : Arrogants, exaspérés par l’apparence de leur échec en ce qui concerne la partie émergée de l’iceberg, nos puissants adversaires semblent bien être déterminés à « sauver » le plus grand nombre possible d'éléments de leur funeste entreprise. Il appartient donc à tous ceux qui s’y opposent d’y faire échec par de multiples canaux distincts, et de tout mettre en œuvre pour obtenir l'éradication intégrale - si possible définitive - du plan « Lyon Airports ». Tous y sont invités. L'Alliance Champlain, pour sa part, avait informé les lecteurs de son bulletin trimestriel, Les Échos francophones des Mers du Sud, édition de mars 2009, espérant que la réaction du Président de Région avait stoppé la tentative d'anglicisation de Aéroports de Lyon. Extraits : "D’ailleurs, on découvre avec effarement dans la presse lyonnaise que les jeunes publicistes de l’agence en question concoctaient un « consumer mag » où ils auraient vanté un « low stress airport », qu’ils envisageaient de développer des « process » et qu’ils avaient déposé la marque « Envisionning ». On pourrait rire de bon cœur du ridicule dont se couvre « Brainstorming » si l’exemple ne venait des plus hauts responsables de l’éducation et de la formation de la jeunesse, titulaires pour 2008 du trophée « La Carpette anglaise » (voir notre édition de décembre 2008) lesquels promeuvent ouvertement l’abandon du français au profit de l’anglais, dans les relations internationales et la recherche. On peut ajouter enfin, que le préfet Gérault qui, au fond ne fait qu’exercer ses compétences de contrôle de la légalité des décisions administratives — en l’occurrence le respect de l’article 2 de la Constitution et de la loi 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française dite loi Toubon — ne manque ni d’à propos ni sans doute d’humour, en ce qu’il a émis sa lettre de rejet de la décision des Aéroports de Lyon, le 20 mars 2009, date de la journée internationale de la Francophonie ! Il est bien évident que, vu la tournure des choses, l'Alliance Champlain se joint à l'ensemble des personnalités, associations de défense et promotion de la langue française, et autres syndicats désirant continuer à travailler en français dans leur pays, afin que cessent ce désordre et cette provocation d'un très grand établissement public français et qu'enfin, de manière plus générale, la France réagisse avant que d'être submergée par l'anglicisation rampante et même prônée par ses élites (voir ci-dessous).
Plusieurs élèves de l'École polytechnique française
Les élèves de la prestigieuse grande école française fondée en 1794 par le Comité de Salut Public, sur l'instigation de grands savants comme le géomètre Monge et le chimiste Fourcroy, méritent bien de se faire taper sur les doigts par l'Alliance Champlain pour avoir, en mai dernier, lors de la récente finale des Grandes Écoles de l'émission "Questions pour un champion", déployé une banderole sur laquelle était inscrit en anglais, excusez du peu : "We are the ones". Outre que la phrase n'est pas correcte et qu'il eût fallu écrire "We are the best", et qu'elle se distingue par son insupportable fatuité, nos brillants potaches se sont permis d'insulter la langue de leur pays, la langue dans laquelle ils reçoivent l'un des meilleurs enseignements au monde. Honte à eux. D'ailleurs, ils se sont fait battre à plates coutures par Les Ponts et chaussées, autre grande école créée par Louis XIV en 1747.
M. Xavier DARCOS, Ministre de l'Enseignement
Mme Valérie PÉCRESSE, Ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur
Notre jeune et brillante ministre de l'Université dont certains membres de l'Alliance Champlain partagent les visions pour la promotion de la Recherche française et son rayonnement international en a refroidi plus d'un en déclarant : « que le français est une langue en déclin et qu’il faut briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l’enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres ». Mme Pécresse mérite infiniment le Prix 2008 de la Carpette Anglaise qu'elle partage, excusez du peu ,avec M. Xavier Darcos, Ministre de l'Enseignement et quelques prestigieuses écoles françaises telles L’École des Hautes Études en Santé Publique, qui a ouvert à Paris en septembre 2008 un « Master » interdisciplinaire en santé publique dispensé en langue anglaise.
ancien
ministre de la culture que nous citons en tête de notre rubrique
"semaine de la langue française" Nous apprenons de source sûre (soit Le Point du 29 novembre 2007) que M. le conseiller du Président de la République a programmé la sonnerie de son portable avec un titre qui en dit long sur son attachement à notre langue : "Relax, relax, take it easy". Nous avons un peu de mal à prendre cela du bon côté.
Mme Christine
Lagarde, Ministre
de l'Économie et des Finances Mme Lagarde, qui comme chacun sait a introduit la langue anglaise au coeur de Bercy en communicant dans cette langue avec ses collaborateurs, a reçu à juste titre le prix 2007 de la Carpette Anglaise en compagnie de la Police de Genève, auteure d'une publicité la concernant rédigée en langue d'Albion.
Le magazine Challenges n°93- septembre 2007 nous apprend que le président de l'Université Paris I-Sorbonne a déposé auprès de l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) la marque "Sorbonne Business School". Si l'idée, afin de leur conférer une meilleure visibilité à l'international, d'ériger en nom de marque nos meilleures universités est en soi excellente, le choix de cette appellation anglophone est tout à fait désastreux. L'abandon de notre langue est confirmé une fois encore.
Échantillon d'entreprises européennes ayant choisi l'anglais
comme
langue de travail au mépris des lois de leur pays
Voici un
échantillon
d'entreprises où l'anglais est devenu la langue officielle : Les fusionnées
: Usinor devenue Arcelor, avec le luxembourgeois Arbed et l'espagnol
Aceralia ; l'agrochimiste Rhône-Poulenc-Bayer Cropscience, et le pharmacien
Aventis-Synthélabo, deux grands groupes européens peuplés d'Allemands et de
Français... obligés de travailler en anglais. Ou encore Altadis, ex-Seita,
fusionnée avec l'espagnole Tabacalera, où l'on a choisi l'english
speaking, au lieu d'apprendre le français ou l'espagnol aux uns et aux
autres. Chez Renault-Nissan, tous les cadres de l'entreprise sont soumis au Test of english for international communication (TOEIC) où ils doivent obtenir 700 points sur 990. Mais il y a aussi des entreprises franco-françaises soumises au « franglish » obligatoire : Danone, Thomson, Alcatel, et des compagnies d'assurances comme les AGF et Axa. Le Parisien, samedi 23 octobre 2004
Dernière nouvelle, Le
Point... : .... Nota : MM. Thélot et Trichet se sont partagé le prix de la Carpette anglaise 2004, décerné le 24 novembre par la très sérieuse Académie de la Carpette Anglaise, présidée par M. Philippe de Saint Robert et qui compte parmi ses membres Angélo Rinaldi de l'Académie française, Christine Clerc, journaliste au Figaro, Claude Duneton, auteur de "La puce à l'oreille" pour ne citer que ces noms prestigieux de la littérature et du journalisme français contemporains.
M. Thélot, dans un rapport qui
irrite beaucoup les défenseurs de la langue française, préconise d'instaurer
l'anglais à l'école, en langue obligatoire, dès le cours élémentaire 2ème
année. L'idée aurait la faveur de notre premier ministre en personne. La
raison avancée est que les jeunes français sont nuls en langues étrangères.
Or donc, privilégions... l'anglais dès l'école primaire ! au détriment
des autres langues européennes. M. Jean-Claude Trichet, président français de la Banque centrale européenne (juin 2004)
M. Trichet a choisi de
s'exprimer en anglais à la tribune du Conseil de l'Europe, à Strasbourg, le
21 juin dernier, lors de son discours sur "L'euro et la grande Europe", au
motif que la langue de travail de son organisation est l'anglais. M. Dominique de VILLEPIN, ministre des Affaires étrangères et... de la Francophonie ! (octobre 2003)
Mais oui... L'Alliance Champlain
n'en croyait pas ses yeux en découvrant qu'à Téhéran, en octobre 2003, M. de
Villepin, s'est exprimé en anglais alors que le français est à égalité avec
l'anglais, langue de travail à l'ONU et que lors de chaque sommet de la
Francophonie, chacun s'accorde à exiger le respect plein et entier de notre
langue dans les instances internationales.
Nous avions été quelques uns à
l'Alliance Champlain à qui il n'avait pas échappé que les affaires de la
Francophonie avaient été transférées, lors de la formation du gouvernement
de M. Raffarin, du portefeuille de la Culture vers celui des Affaires
étrangères, donc de la diplomatie. Nous y avions vu un signe très fort,
confirmé par la circulaire Raffarin du 14 février 2003, de la volonté
gouvernementale de redonner le français la place qui lui revient dans les
instances internationales.
La gent scientifique du CNRS
qui a organisé les 7 et 8
février 2003 un colloque intitulé "Space in languages" dans les locaux de
l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm à Paris. "L'Espace des langues"
doit sembler un titre trop peu savant à ces doctes chercheurs de cette
estimée institution française. Mais, dans quelle langue pensez-vous
qu'ils ont fait passer les résultats de leurs recherches ? En anglais, Oui
vous lisez bien.
M. le promoteur du complexe commercial situé à l'entrée de Nouméa (septembre 2003)
qui n'a pas trouvé mieux comme
appellation de ce lieu d'échanges économiques que "Usine Center" qui outre
sa consonance anglophone manque pour le moins d'attrait, même si la
proximité de l'usine de nickel pouvait le justifier. L'Alliance Champlain a
donc fait des contre-propositions au promoteur mais aussi à M. le Maire de
la Ville de Nouméa ainsi qu'à M. le directeur de l'Office du Tourisme,
lesquels non seulement les approuvent mais renchérissent en apportant
eux-mêmes leurs propres suggestions.
L'Union Européenne, vous voudrez bien nous excuser du peu ! Voilà longtemps que nous aurions dû penser à asséner ce grand coup d'ombrelle à l'instance européenne dont il est bien connu qu'elle fait souvent fi de la langue de travail on ne peut plus officielle qu'est le français au bénéfice de l'anglais, au motif que les coûts de traduction sont trop élevés. Gageons que nos technocrates lui ont bien tendu la perche, tous férus de langue de Shakespeare qu'ils croient être. |
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L'Alliance Champlain, aux côtés de nombreuses associations dont Avenir de la langue française, Défense de la langue française, le Droit de Comprendre, notamment, fustige dans la présente rubrique les nombreuses reculades de notre langue dans les organismes internationaux comme le Comité international olympique, l'Union Européenne, jusque dans nos institutions nationales les plus prestigieuses comme le Collège de France, la Sorbonne et dans nos entreprises nationales telles Alcatel.
La grande presse nous apprend - en entrefilet, bien sûr - que les techniciens français d'Airbus vont devoir apprendre l'anglais alors que la conception et la réalisation du splendide aéronef doivent beaucoup, sinon le plus, à l'ingénierie aérospatiale française. De la bouche même de chercheurs du CNRS, il nous a été asséné que "l'anglais, c'est la langue internationale !. Si ce n'est pas écrit en anglais, cela ne vaut pas la peine d'être lu !"
Il est un fait que les coups les plus bas portés à notre langue viennent des élites françaises. Et le discours de Caen prononcé par le candidat Sarkozy en mars 2006, pourrait bien n'être qu'un leurre sous sa présidence, puisque dans une petite phrase qui n'a pas échappé à notre lecture, il y déclare : "Je veillerai à ce que dans les entreprises installées sur le territoire français, la langue de travail soit le Français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue."
C'est dire la consternation profonde de l'association et avec elle de tout celles et ceux attachés à notre langue, devant ce qui pourrait bien s'avérer être un désastre irréversible. Le français perd sans cesse du terrain et il deviendra de plus en difficile de contrer l'avancée du rouleau compresseur anglophone dans la mesure où les pouvoirs publics ne nous y aident pas vraiment. À commencer par notre parlement qui, comme un seul homme, a ratifié le protocole de Londres sur les brevets européens. Quant à Mme Christine Lagarde, notre ministre de l'Économie, elle correspond par courriel avec ses équipes en ... anglais ! Pour sa part, M. Darcos, notre ministre de l'Enseignement prône le bilinguisme dès l'école primaire. Et lorsque l'on dit bilinguisme, il ne faut pas être grand clerc pour deviner quelle langue sera favorisée...
La présente rubrique qui ne se voulait pas polémique a priori, avait été placée sous le signe de l'humour. Nous avons décidé de modifier cette approche. Car nous ne pouvons plus admettre que la langue française, l'un des fleurons linguistiques de l'Occident, puisse être sans cesse bafouée, ignorée, voire méprisée. Nous allons devoir réagir fermement. Tel pourrait être le nouveau mot d'ordre de l'association.